Les vingt ans du jumelage à Marck

LES VINGT ANS DU JUMELAGE FÊTES
 A MARCK LES 30, 31 MAI ET 1ER JUIN

Le dernier week-end de mai était placé sous le signe de l’amitié franco-allemande. Une délégation venue de Haibach était venue pour célébrer les vingt ans du jumelage. Les festivités se sont succédées, la première a eu lieu le jour de l’arrivée des Allemands, le vendredi soir.

La soirée a débuté par une allocution de Bernard Emile, président du comité de la culture et des loisirs, conjointement chargé de l’organisation des festivités avec le comité de jumelage : « C’est avec un grand plaisir et une certaine fierté que nous nous sommes retrouvés associés à la commémoration du vingtième anniversaire du jumelage entre nos deux villes. Nous nous sommes attachés à vouloir vous montrer la qualité de nos talents locaux. Notre ville fait partie de la communauté d’agglomération du calaisis dont les différentes écoles de musique se sont réunies en une seule qui a été élevée au rang de conservatoire à rayonnement départemental. Ce soir, différents professeurs et des élèves du conservatoire vont se produire dans un spectacle très original intitulé La boite de jazz. » Bernard Emile a ensuite laissé la parole à différents intervenants allemands dont Andréas Zenglein, le maire de Haibach, Ernst Maindhof, le président du comité de jumelage de Haibach et Nadine Ovion, la présidente du comité de jumelage de Marck. Cette dernière a retracé toutes les étapes de cette aventure depuis la signature des documents liant les deux villes. Elle a rappelé les liens qui se sont tissés au fil des années, les rapprochements entre les collégiens des deux côtés du Rhin, les sapeurs pompiers, les différents voyages des Amis de l’accordéon et de l’Union musicale de Marck. Après quoi, elle a laissé la parole à Serge Peron.

Un cadeau chargé de symboles
 
 Après avoir salué celles et ceux qui ont oeuvré depuis vingt ans pour faire du jumelage une réussite, un rapprochement entre deux peuples et une véritable amitié entre les habitants de Haibach et ceux de Marck, le premier magistrat a expliqué la symbolique du cadeau qu’il a remis aux Allemands : « Il s’agit d’une sculpture qui doit symboliser les relations amicales et fraternelles entre nos deux villes. Cette représentation sous forme de coquillage bivalve, qui rappelle également celle d'un cœur, est réalisée en marbre beige, le « Lunel » provenant d'une proche carrière régionale. Le contraste entre la partie brute et la partie polie de l'œuvre indique, à travers le travail de la matière, l'identité géographique de nos deux communes. Marck se situant dans une plaine maritime, bordée par la mer du Nord et Haibach dans le Spessart, entourée de forêts. En dépit de cette diversité, la base du coquillage est fortement soudée, à l'image de notre jumelage. Sa partie supérieure, reliée par un ligament évoque les liens d'amitié durables entre nos deux villes, ils confirment ainsi que nos différences, qui loin de nous opposer, nous enrichissent mutuellement. Le haut de la sculpture traduit l'ouverture au monde de nos deux pays et leur appartenance à la même communauté d'hommes et de nations. »

 
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La boite de jazz et la chorale Arpège

« La boite de jazz » a été créée en novembre 2006 dans le cadre du festival « Tendances-Festival de la Côte d'Opale ». Tous les ans le festival « Tendances » invite un artiste à collaborer avec les chorales des lycées Branly, Mariette et du collège Langevin de Boulogne- sur-Mer, sans oublier le lycée Sophie Berthelot de Calais. L'idée était d'écrire un spectacle sur un thème précis, avec les élèves qui écriraient des textes sur lesquels l'artiste en résidence, écrirait la musique ; puis vient le travail de répétition et création du spectacle. Pour La boite de jazz, cela s'est passé de manière un peu différente. L'idée de départ était simplement de chanter du jazz. Olivier Lovergne a donc cherché une idée directrice qui est venue sous la forme de la chanson de Michel Jonasz. Elle tisse très bien le décor, et sert de sésame pour pénétrer l'univers du jazz. Il a ensuite collecté les chansons qui l’intéressaient, en essayant de faire coïncider plusieurs vecteurs et de faire en sorte que chaque chanson parle d'un aspect du jazz. Olivier Lovergne voulait également que les morceaux soient représentatifs de différents styles de jazz, le dernier aspect important, étant était de chanter une bonne partie du spectacle en français. Avec Jean-Robert Lay à la trompette, Fabien Rock à la basse et Vincent Hernault à la batterie sans oublier les cent trente choristes d’Arpège placés sous la direction de Véronique Villette, Français et Allemands ont vécu une soirée inoubliable. Après le spectacle, un grand feu d’artifice a été tiré du stade Jean-Claude Agneray.

Extrait de Nord Littoral du 11 juin 2008

 
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 Un gala franco-allemand de grande qualité
 
 
 Parmi les festivités liées au vingtième anniversaire du jumelage entre Marck et Haibach, le comité de la culture et des loisirs, présidé par Bernard Emile s’était associé à celui du jumelage, présidé par Nadine Ovion. Après la soirée consacrée à « La boîte de jazz », un autre programme également de qualité était proposé aux Marckois et aux invités venus d’outre-Rhin. En souhaitant la bienvenue au public présent, Bernard Emile a annoncé le programme de ce spectacle franco-allemand.

 
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 Les mandolines en première partie
 
 Le programme a débuté par l’orchestre de mandolines de Haibach. Les Marckois le connaissent bien puisqu’il était venu en 2003 à l’occasion du quinzième anniversaire ce cette amitié entre Marck et Haibach. L’orchestre créé en 1973 n’était pas au complet, seule une délégation d’une vingtaine de musiciens sur les cent-quarante que compte le groupe, avaient fait le voyage. Sous la direction de Sylvia Dietrich, ils ont joué différents morceaux inspirés de marches, de sérénades, quelques ballades et de nombreux standards.
 
 Clé en main : un quatuor de professeurs
 
 Deux formations françaises étaient prévues dans le programme concocté par le comité de la culture et des loisirs. Tout d’abord le quatuor de clarinettes « Clés en main » de Damien Nivalle. Ce professeur au conservatoire à rayonnement départemental du calaisis joue de la clarinette sib et alto. Il est également à la tête de l’orchestre junior. Magali Bertout est médaille d’or. Elle a suivi une formation au conservatoire national régional de Douai en pédagogie musicale, puis s’est orientée vers l’éveil musical. Alain François a joué pendant deux années avec l’ensemble polychromie et a donné plusieurs concerts au sein de l’ensemble musique vivante avec Diego Masson. Après avoir enseigné au conservatoire du Caire, il est, comme Magali Bertout et Damien Nivalle, professeur au conservatoire à rayonnement départemental du calaisis. Ludovic Jacqueline a obtenu une médaille d’or à l’unanimité, suivi d’un premier prix de perfectionnement à l’unanimité, avec les félicitations au conservatoire national régional de Lille. Il exerce au conservatoire de Dunkerque. Le programme était composé de « Caprice for clarinets » de Clare Grundman, « Air Scandinave » de Joseph Zemp, « Danse hongroise antique » de Ferenc Farkas, « Allegro du quatuor en ut, k. 157 » de Wolfgang Amadeus Mozart, « Danse hongroise n°1 » de Johannes Brahms, « Night-club 1960 » d’Astor Piazzoila, « A klezmer wedding » de Mike Curtis, « Maple leaf rag » de Scott Joplin, « Oh, lady be good ! » de George Gershwin, « Les yeux noirs », un air traditionnel sur des arrangements de Florent Héau et « Le chat de la voisine » de Philippe Gérard.
 
 El chiccoli sextet : du jazz et de l’humour
 
 « El chiccoli sextet » de Jérôme Charitas est un orchestre très agréable à écouter. L’humour de son présentateur, puis de l’ensemble des musiciens a conquis le public. La façon de présenter les œuvres est originale et plutôt sympathique. Le programme est très éclectique entre la musique baroque et les bandes originales de films en passant par la pop music. « El chiccoli sextet » a joué successivement le « Canon » de Johann Pachelbel, « ln the stone » de Earth, wind et fire, un florilège des musiques d’Ennio Moricone, « Zirkus renz » de Gustav Peter, « Feeling brass » de Jean-Philippe Vanbeselaere et « Jive for five » de Paul Nagle. Il ne serait pas impossible de retrouver « El chiccoli sextet » de Jérôme Charitas au programme de la saison culturelle 2008-2009. De nombreux membres du conseil municipal avait fait le déplacement.
 

Extrait de Nord Littoral du 12 juin 2008

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