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Les
cloches
La cérémonie
de bénédiction
Le 8 juillet 1962 à
16 heures, les deux nouvelles cloches de l’église
Saint-Martin ont été bénites par
Monseigneur Evrard, titulaire du siège de Dionysopolis.
Fondues chez Paccard à Annecy, elles sont posées
devant l’autel de l’église en construction.
Monseigneur Parenty, auxiliaire de Monseigneur Huyghe,
évêque d’Arras, était retenu
à Boulogne-sur-Mer par la pose de la première
pierre d’une église a délégué
Monseigneur Evrard. Ce dernier fut ravi de revenir en
terre Calaisienne et de rencontrer l’abbé
Vincent, qui fut son confrère durant les années
passées à l’église Notre-Dame
de Calais de 1933 à 1937. Durant cette période,
l’abbé Vincent était curé
de la paroisse Sainte-Marie-Madeleine.
Lors de la cérémonie,
Monseigneur Evrard a rappelé l’ancienneté
de Marck par rapport à Calais. Il a également
souligné l’importance du baptême
des cloches. « La cloche rappelle la prière
et c’est le sens, notamment de l’Angélus,
qu’elle sonne trois fois par jour. Le baptême
des cloches rappelle notre propre baptême »,
a-t-il ajouté.
Le prélat a insisté
sur l’importance de ce jour d’allégresse
« parce que les cloches qui allaient être
bénites sonneront la résurrection totale
de la commune, et que cette cérémonie
est le prélude de l’ouverture prochaine
de la nouvelle église paroissialle ».
Commentée par le chanoine
Lecointe, doyen de Guînes, la cérémonie
liturgique du baptême des cloches commença,
suivie du salut et de la bénédiction du
Saint-Sacrement. Monseigneur Evrard, suivi des marraines
et parrains et par l’ensemble du clergé
présent, par le maire et l’assistance,
sonna les cloches. La cérémonie se poursuivit
par la traditionnelle distribution de dragées,
offerte par les marraines et les parrains des cloches.
Le lendemain de la bénédiction, les cloches
ont été montées au campanile de
la nouvelle église. Elles ont été
suivies par « Pétronille » qui, installée
sur un échafaudage provisoire depuis la guerre,
sonne les offices à l’église provisoire.
Plus tard, les cloches de l’église Saint-Martin
seront commandées électriquement.
Par ce retour aux trois cloches,
nous sommes revenus à l’époque pré-révolutionnaire.
Les évènements des années suivant
1789 ayant vu la fonte des trois cloches existantes
alors à l’église de Marck.
« Yvonne-Renée
» et « Lucienne-Madeleine »
Les deux nouvelles cloches
ont deux caractères communs : sur une de leurs
faces, se trouve une re-présentation du Christ
en croix et sur l’autre, est apposé le
blason du fondeur.- Une seule porte la date du baptême
et sur l’autre est sculptée une colombe,
figure du Saint-Esprit. Enfin, les deux cloches ont
une face consacrée à la vierge : sur l’une,
la représentation de Notre-Dame de Lourdes, sur
l’autre une inscription dédiée à
l’Immaculée Conception.
Les inscriptions
L’une des cloches s’appelle
Lucienne-Madeleine. Elle a pour parrain Charles Périlliat
et pour marraine Lucienne Lemaître-Ray-mond. Ceci
est rappelé sous son nom, avec la mention : «
Monsieur l’abbé Vincent, curé de
Marck ». Par ail-leurs, on lit l’invocation
« Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous »
et l’inscription « Soyons unis ».
Lucienne-Madeleine pèse 530 kilos.
Sur l’autre cloche, nous
lisons les prénoms « Yvonne-Renée
» et les mentions des noms du parrain, Roger Coquet
et de la marraine Yvonne Lefebvre-Desmidt, et du curé
de la paroisse. L’invocation est « Je vous
salue, pleine de grâce » et l’inscription
« A l’appel de ma voix, ne fermez pas votre
cœur ». Yvonne-Renée pèse 380
kilos.
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