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La
pose de la première pierre
L’accueil des personnalités
Dimanche 30 avril 1961, Son
Excellence Monseigneur Victor-Jean Perrin, évêque
d’Arras, Boulogne-sur-Mer et Saint-Omer (de 1945
à 1962) a béni et posé la première
pierre de l’église Saint-Martin de Marck.
Adrien Lefebvre, maire de Marck, une partie du conseil
municipal, l’abbé Marcel Vincent, curé
de la paroisse, les membres du clergé et les
fidèles ont assisté à la cérémonie.
Le prélat a été
accueilli à l’entrée de la commune
face au moulin Froideval, route Nationale. Le chef du
diocèse s’intéressa à l’édification
de quatorze maisons dont les clefs allaient être
remises quelques jours plus tard à leurs occupants.
Le cortège prit ensuite la direction des Hautes
Communes où une prière fut dite devant
Notre-Dame de Lourdes, rue Jules Ferry. Ensuite les
personnalités ont emprunté la rue du 28
Septembre en direction de la mairie. Un défilé
et une aubade était organisés en l’honneur
du chef du diocèse, sous la présidence
de Maurice Achte et la direction de Robert Dezitter.
Lors de son discours, le premier magistrat a évoqué
« une équipe qui travaille
en collaboration avec la paroisse pour l’union
et la concorde, pour le bien de tous, pour Dieu et pour
la France ». Monseigneur Perrin signa
le procès-verbal de la cérémonie,
suivi de Adrien Lefebvre, de l’abbé Vincent
et de Maurice Suaudeau, l’architecte.
La cérémonie
liturgique
La cérémonie
liturgique était commentée par l’abbé
Hameau. Elle débuta par une allocution de l’abbé
Vincent qui évoqua la destruction de l’église
le 28 septembre 1944. Il rappela que dès 1950,
on évoqua l’éventualité de
la construction d’une nouvelle église.
Il énuméra les différents projets
soumis et insista sur la bonne mise en route des travaux
du nouvel édifice. L’abbé Vincent
félicita Maurice Suaudeau, dont la compétence
s’allie à un goût très averti,
les entrepreneurs et les ouvriers. Enfin, il exprima
ses remerciements à la population marckoise et
témoigna de son affection à Monseigneur
Perrin.
Après avoir béni la pierre, le prélat
procéda à son scellement, tandis qu’un
lâcher de pigeons était effectué
par les membres de « La colombe marckoise »,
heureuse image de la paix.
La symbolique première pierre fut alors aspergée
d’eau bénite : Monseigneur Perrin procéda
de même pour les fondations de l’église,
tandis que le commentateur ci-tait un psaume : «
Voici la maison de Dieu et la porte du
Ciel ».
Des prières, pour les prêtres qui exerceront
leur ministère dans la future église et
pour les fidèles qui s’y rendront, précédèrent
le solen-nel chant du « Veni Creator » qui
terminait la cérémonie.
Au cours de la cérémonie, Auguste Frenoy,
chantre-sacristain, reçut des mains de Monseigneur
Perrin, la médaille de la Reconnaissance diocésaine
pour les 46 années passées au service
de l’Eglise.
La conclusion de celle-ci fut tirée par Monseigneur
Victor-Jean Perrin qui remercia Adrien Lefebvre et la
municipalité de l’excellent accueil reçu.
Il a ajouté « J’ai senti
battre le cœur de votre commune »,
puis il félicita l’architecte de l’édifice,
les entrepreneurs et ouvriers. Il précisa que
« l’Eglise, ce n’est pas seulement
un édifice. Elle représen-te l’ascension
des âmes vers le Christ ». Enfin, il souhaita
que le bâtiment monte bien vite, soulignant qu’il
allierait originalité et beauté. Monseigneur
Perrin donna la bénédiction à l’assistance.
Le texte du procès-verbal
Voici le texte du procès-verbal
de la cérémonie qui, signé par
Son Excellence Monseigneur Victor-Jean Perrin, Monsieur
Adrien Lefebvre, Monsieur l’abbé Marcel
Vincent et Monsieur Maurice Suaudeau, fut placé
à l’intérieur d’un tube en
plomb, lui même scellé dans la symbolique
première pierre :
« L’an du Seigneur 1961, le
30 avril, sous le Pontificat de Sa Sainteté Jean
XXIII et l’épiscopat de Son Excellence
Monseigneur Perrin, évêque d’Arras,
Boulogne et Saint-Omer, le général de
Gaulle étant président de la République
et de la Communauté française, en présence
de Monsieur l’abbé Vincent, curé
de Marck, et de Monsieur Adrien Lefebvre, maire, Son
excellence Monseigneur Perrin a procédé
à la pose et à la bénédiction
liturgique de la première pierre de la nouvelle
église Saint-Martin, édifiée en
remplacement de l’ancienne église construite
au XVème siècle et détruite par
les Allemands dans la nuit du 27 au 28 septembre 1944.
Les travaux sont dirigés par Monsieur Maurice
Suaudeau, architecte».
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