Sa carte d'identité
Sa situation géographique
Son patrimoine
et ses richesses locales
Les adresses utiles
et les horaires de bus
Son histoire
L'église Saint-Martin
Ville fleurie
 

Le Comité de la culture
et des loisirs

Les seniors

La zone de frêt "Transmarck"
Les commerçants
et artisans
La santé
La base de loisirs
Les travaux
Plan local d'urbanisme

CAP CALAISIS
TERRE D'OPALE


     

EGLISE SAINT-MARTIN

 

 

Saint-Martin
(célébré le 11 novembre)

Martin nacquit en 316 à Sabaria, dans la province romaine de Pannonie, dans l'est de l'actuelle Hongrie. Son père est un tribun de l'armée romaine. Il commande une légion de 6 000 hommes. Les parents de Martin pratiquent la religion païenne romaine. On sait pourtant, qu'à l'âge de 10 ans, l'enfant a eu un premier contact avec l'église. A cette époque, la famille était établie à Pavie dans le nord de l'Italie, le père était devenu vétéran, nous dirions pensionné.

Vers l'âge de 15 ans, Martin est lui-même incorporé dans l'armée et versé dans la cavalerie. Il est envoyé en garnison au nord de la Gaule, à Reims puis à Amiens. C'est à Amiens qu'il accomplit le geste décisif de sa vocation. Au cours de l'hiver 338-339, que les contemporains ont décrit comme si « rigoureux que bien des gens mouraient de froid », le jeune cavalier rencontre un pauvre en guenilles qui lui demande l'aumône. Martin n'a pas d'argent sur lui. Il tire son épée, tranche son manteau par le milieu et donne la moitié au pauvre. Ce geste sera immortalisé par des milliers de tableaux ou de statues, il sera reproduit sur des quantités de timbres-poste. La nuit suivante, le Christ lui apparaît, portant la moitié du manteau donné au pauvre. « Martin, le catéchumène, lui dit-il, m'a revêtu de ce vêtement. »

Martin reçoit le baptême durant la nuit de Pâques 339, à 22 ans. Deux ans plus tard alors que son unité tient garnison à Worms, sur le Rhin, il obtient de quitter l'armée. On le retrouve ensuite auprès de Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, dont la renommée est considérable. Sous sa conduite, il veut se former à la vie religieuse. A un moment donné cependant, il quitte son maître pour aller revoir sa famille à Pavie. Sa mère l'accueille avec joie et se convertit. Son père se montre réticent : il n'approuve pas le désir de son fils de se consacrer à Dieu.
Après avoir vécu en ermite dans l'île de Gallinaria, dans la mer Toscane, Martin retourne auprès de Saint-Hilaire, mais pour s'établir bientôt dans un autre lieu de solitude, à Ligugé, près de Poitiers. Il a 45 ans. Notons que ce style de vie apparaît à l'époque dans la chrétienté de l'Occident, comme un idéal de sainteté nouveau. Jusqu'alors, on ne connaissait que celle du martyre. Martin aime la solitude, mais les hommes l'empêchent d'en jouir, d'autant plus qu'une réputation de faiseur de miracles s'attache déjà à sa personne. Des disciples se joignent à lui. Ligugé devient le premier monastère de la Gaule.

C'est à cet endroit que les habitants de Tours, dont l'évêque vient de mourir, viennent chercher Martin pour qu'il lui succède. Comme il refuse, les envoyés s'emparent de lui et le conduisent quasi de force à Tours. Martin finit par accepter. Le 4 juillet 371, il est sacré évêque. Toujours préoccupé de vie monastique, il fondera un autre monastère à proximité de Tours : Marmoutiers. Son principal mérite pourtant sera celui d'amorcer la christianisation des campagnes. Jusqu'alors, les évangélisateurs empruntaient les voies romaines, rectilignes, reliant une cité à une autre, le christianisme étant une religion des villes.
Au temps de Martin, ces routes se sont dégradées. Pour ses tournées apostoliques, il reprend donc les chemins gaulois. Ce sont les gens des campagnes qu'il évangélise et qui se convertissent.

Avec Martin, partout surgissent des églises. Il est l'initiateur, le fondateur des paroisses rurales qui, bientôt couvriront toutes les régions de la Gaule, la France et la Belgique actuelles.
Des traditions locales rappellent les endroits visités par Saint-Martin, dans le diocèse de Tours, mais aussi bien au-delà : Trèves où réside l'empereur, Lutèce qui deviendra Paris, Lyon, Bordeaux, l'Auvergne, etc…

Son épiscopat va durer 26 ans. Aux derniers mois de sa vie, bien que malade, il se rend à Candes au nord-ouest de Tours pour y apaiser un conflit entre clercs. Il y meurt le 8 novembre 397. Sulpice Sévère qui a personnellement connu l'évêque et qui est devenu son premier biographe, rapporte les dernières paroles que Martin adressa à Dieu, dans le style militaire qu'il affectionna : « Seigneur, en voilà assez de batailles que j'ai livrées pour toi. Je voudrais mon congé. Mais si tu veux que je serve encore sous ton étendard, j'oublierai mon grand âge ». Il avait 80 ans.

A sa mort, les foules accourent de partout et bientôt, on commence à se disputer la dépouille de l'évêque si vénéré. Les gens de Tours ont le dernier mot. Durant la nuit, il font passer le corps par une fenêtre et l'emportent jusqu'à une boucle de la Vienne où une barque attend. Le 11 novembre, le corps est ramené triomphalement à Tours. Très vite, le tombeau de Saint- Martin devient un des grands pèlerinages de France. Sa renommée s'étend à la chrétienté toute entière. En Belgique, 382 églises lui sont dédiées, en France 500 villages et hameaux et 3 700 paroisses portent son nom.

Comment expliquer pareille ferveur ? Le fait est qu’à cette époque, la personnalité de Saint- Martin a marqué vigoureusement tous les aspects de la vie chrétienne. Il est soldat qui, en donnant la moitié de son vêtement à un pauvre, rappelle aux hommes qu'ils doivent partager. En menant sa vie d’ermite, en fondant le premier monastère de la Gaule, il ouvre à ses contemporains l'idéal de sainteté de la vie religieuse. Il est l'évêque qui, le premier, évangélise les campagnes, y créant partout des églises. Après sa mort, son action se poursuit. Il fait des chrétiens un peuple de pèlerins.

Page suivante : sources et remerciements

Retour au sommaire

 

 

Mairie de Marck : 03.21.46.22.00.
Contactez-nous

Conception, création et hébergement : opalenews.com
Actualisation : service communication de la ville de Marck

Tél. : 03.21.46.22.28. Courriel : communication@ville-marck.fr